Archives mensuelles : mars 2015

La Gomera, Gran Canaria

La Gomera

En quittant La Palma en y étant resté presque 2 mois, il faut dire qu’il y a de quoi faire à La Palma, nous longeons la côte de l’île dans des vents variables faibles en traînant notre ligne à thon. A la pointe sud de l’île, devant Fuencaliente, Hatoup (cri groisillon pour indiquer une prise) , branle bas, le pilote automatique est enclenché, car ça a l’air de tirer fort. Je remonte la ligne, aidé du bosco en arrivant au gud (fil de pêche en nylon) et d’un coup de gaffe dans les ouies, nous remontons la bête sur le pont, un thon d’une vingtaine de kilos. Il était temps, car le vent commence à forcir 30 à 35 nœuds et nos 2 ris dans la grand-voile à titre préventif ne sont pas de trop. Le poisson est enfin suspendu et amarré sur le portique pour la traversée agitée comme d’habitude. A la fin de la journée, nous sommes à l’abri de La Gomera et mouillons à Puerto Vueltas devant la plage d’Argaga, rien à voir avec lady du même nom.


Tout frais pêché

Un thon en quittant La Palma

Nous voici, donc, à La Gomera,( 24 000 habitants) devant laquelle nous n’avions fait que passer, il y a 33 ans, effrayés par les lumières dans la nuit, pensant building et tourisme. Après avoir passé une journée à préparer et stériliser les bocaux de thon, le lendemain, nous allons à terre en visite.
Le port de Vueltas est un petit port de pêche, où à notre surprise, on entend plus parler allemand qu’espagnol, beaucoup de complexes touristiques pour Allemands, boutiques tenues par les Allemands.
Le mouillage est sympa, sans trop de houle, baignade pour JM, mais l’eau commence à fraîchir. 19°, malgré un soleil présent.
Première balade en partant d’Argaga, escalade plutôt dans la première partie de celle-ci. Au départ, nous avons rencontré un marcheur, qui revenait, abandonnant et nous souhaitant bonne chance.
Malgré la difficulté de ce « sentier », nous avons eu la satisfaction de rivaliser avec deux jeunes, qui nous regardaient avec respect, nous laissant sur place ensuite sur le plateau.

Après une semaine dans ce mouillage, nous appareillons pour San Sébastien, pour une fois, la mer est belle, au travers jusqu’à la pointe de Falcones, nous remontons au près 3-5 vers la capitale de l’île, dans une mer calme pour relâcher à la Marina de San Sébastien.
Le lendemain nous découvrons avec plaisir une petite capitale qui a su garder son caractère, avec un centre ville agréable, sans grande circulation, malgré un apport de touristes amenés par les 2 compagnies de ferries canariennes  »Armas » et « Fred Olsen » et une fois par semaine, un de ces paquebots de passagers, énorme. Nous sommes sans doute naïfs, mais nous nous posons toujours la question, comment peut-on remplir ces derniers .
Hélas, le soleil n’est pas toujours de la partie, mais sur les prospectus, nous sommes à la saison des pluies. .. Le temps est un peu plus nuageux sur les hauteurs, mais reste encore convenable au niveau de la mer. Les marches autour du port nous conduisent de sommets en ravins dans des pentes escarpées et des endroits sauvages. Au centre de l’île se trouve le parc protégé de Garanonay et nous prenons le bus pour une première promenade au départ de Pajarito, car le chauffeur nous a arrêté 4 à 5 km plus loin que prévu. Pour la première fois, le temps est humide et il boucaille de temps à autre, en contrepartie la nature est très verte avec des arbres (pins, châtaigniers, frênes), des fougères, des mousses et des lichens. Nous mettons nos ponchos et c’est parti pour la descente de 15 km vers le port. Le sentier est facile et nous fait découvrir à chaque virage de nouveaux paysages, de plus au fur et à mesure de la descente, le temps s’améliore et c’est avec un beau soleil que nous atteignons le port. Une dernière marche doit nous emmener de Las hayas à Vallehermoso. Tout commence bien, le temps est un peu couvert, mais il fait beau, nous entrons dans le sous bois très vert du parc de Garajonay et vers les 13 heures, une aire de pique-nique, chose assez rare ici nous tend ses bancs. Le temps de s’installer et une petite pluie d’abord fine genre drash (boucaille belge) commence à nous arroser, mais après quelques minutes les gouttelettes se sont transformées en grosses gouttes et nous reprenons le sentier devenu glissant sous de bonnes averses, c’est parti pour 3 heures de descente pendant laquelle les nuages ne nous lâchent pas. Les pantalons et les chaussures sont détrempés et c’est avec des floflocs dans la boue par endroits que nous atteignons la route bitumée à 3 km de Vallehermoso ou le prochain car part dans 20mn. C’est râpé il nous faudra attendre 3 heures. C’est alors qu’une voiture s’arrête et nous propose de nous conduire à l’arrêt de bus, malgré notre plaisir de marcher vu l’humidité ambiante nous sautons avec délice dans les 2 places arrières. L’hiver commence-t-il en février ? Le temps a changé, il fait plus frais même au port et de temps en temps il pleut.

Las Palmas, Gran Canaria : Le carnaval

Nous décidons de nous rendre à Las Palmas à la grande Canarie pour voir le carnaval. Distante d’un peu plus de 100 milles, la traversée quoiqu’avec pas mal de près est à peu près tranquille, pas de vent trop fort malgré un problème de barre hydraulique assez vite réparé, mais qui nous a quand même fait sortir la barre de secours et la bôme qui s’est désolidarisée du vit de mulet (aucune cochonnerie là-dedans). A l’arrivée une flopée de cargos au mouillage ou qui rentrait ou sortait. Il faut dire que Las Palmas est le port espagnol ou le trafic est le plus important d’Espagne . La marina est très grande, mais bien tenue . Certains voiliers servent d’ailleurs de résidence principale à pas mal de navigateurs. La ville est grande (830 000 hab.) et assez sectorisée : un centre historique, un centre commercial, un front de mer au nord avec une grande plage et ses surfeurs et les inévitables buildings résidentiels.
Le temps est toujours aussi mitigé et les nuages sur les collines environnantes avec les averses au port ne nous incitent pas à la marche, mais c’est le carnaval avec toutes ses animations. Pour avoir le programme, quoi de plus naturel que d’aller à l’office de tourisme, sauf que là, à part une brochure très générale, personne n’est au courant du programme, mais il suffit d’aller en ville aux bonnes heures et d’ouvrir les yeux et les oreilles, car c’est souvent bruyant. La grande parade ou l’on peut admirer les reines et les danseurs des écoles de samba à un côté très brésilien : beaucoup de plumes, de couleurs et les rythmes des percussions ainsi que beaucoup d’alcool dans la centaine de camions aménagés qui clôturent le défilé dans des musiques discos ou les gens déguisés dansent et s’exogénisent pour beaucoup, et dire qu’on dit que ça picole chez nous !

Le carnaval en vidéo : âmes sensibles ou prudes s’abstenir

 

 

Portrait de Jean Ferrat

Jean Ferrat

A l’occasion du 5ème anniversaire de la mort de Jean Ferrat, le 13 mars 2010, je viens de terminer un tableau : son portrait réalisé au couteau.

Portrait de Jean Ferrat, Peinture - Tableau - Huile au couteau sur toile 65x46 cm

Portrait de Jean Ferrat, Huile au couteau sur toile 65×46 cm

Jean Ferrat était un grand poète, chanteur, musicien et écrivain, très engagé à gauche. J’appréciais ses qualités humaines ainsi que sa sincérité.
« …
Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe, ma France… »

Eh oui ! cette chanson « Ma France » a été censurée à sa sortie en 1969 par la télévision.
http://www.paroles-musique.com/paroles-Jean_Ferrat-Ma_France-lyrics,p10449 (pour écouter et lire le texte de cette chanson emblématique).

Ci-dessous la peinture de Jean Ferrat et quelques détails du tableau peint au couteau sur une toile de 65×46 cm

 

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