Fuerteventura, Lanzarote, les 2 îles pelées

 Ces 2 îles sont les plus anciennes de l’archipel, environ 900 millions d’années alors que plus à l’Est elles n’ont que 100 millions d’années. Elles ont beau provenir d’une profondeur de 4000 mètres, à présent, elles ont été rabotées par l’érosion ce qui fait que leur morphologie est plus proche des celle des monts d’Arrée que des Alpes. Les collines, restes des volcans dont on voit souvent le cratère ont une altitude maximum de 500 mètres, mais souvent moins, à comparer aux 3700 mètres du Teide sur Téneriffe. Il n’y a pas d’arbres sur ces anciens volcans et la végétation naturelle ainsi que la faune sont très très pauvres. Seuls quelques chèvres arrivent à y retirer leur maigre subsistance. Par contre, dans les vallées, les Canariens arrivent à y faire pousser toutes sortes de légumes, des arbres fruitiers et de la vigne en les abritant du vent. Ils récoltent par exemple 3 fois dans l’année des papas (avaleu douar pour les bretons, patates pour les français).

Ces îles vivent en grande partie du tourisme qui s’est implanté sur les côtes avec plus ou moins de bonheur. A playa Quemada devant laquelle on a mouillé, quelques maisons basses se sont ajoutées au village de pêcheur dans la même architecture, l’endroit est calme et charmant. A l’inverse, Costa Teguise, le tourisme de masse, ici tout le monde parle engliche,  des buildings, des hôtels, des magasins, des cafés, des restaurants  aux enseignes anglaises, les Transats avec parasol envahissants la plage Beurk !

Nous avons eu aussi la visite du fiston venu avec son fils Emerik voir papo et mamé pendant 15 jours.

Il m’est arrivé aussi une drôle d’aventure devant le petit port d’El Cotillo

Fuerteventura ; lâche les mains

Je regardais la mer se briser sans penser à regarder ou mettre les pieds et continuait à avancer, quand tout à coup le sol se dérobe sous mes pieds arrivé au bout de la falaise. Je glisse et me rattrape in extrémis au caillou, vous voyez bien la photo. Youen, Christine et Emerik sont partis de l’autre côté se promener, personne dans le voisinage, mes pieds pendent le long de la falaise, 50 mètres plus bas, les roches et la mer qui s’y brise . Agrippé au caillou par les 2 mains, je commence à hurler

– Au secours ! Au secours ! Y’a quelqu’un

personne ne réponds, et je commence à fatiguer

– Au secours ! Au secours ! Y’a quelqu’un AL secorro, hay algun !

Dans ces moments là, on voit toute sa vie défiler à 300 km/h, les bons et les mauvais moments, je continue à crier et à prier tous les saints, quand une voix venue du ciel se fit entendre :

– Crois en moi mon fils, lâche les mains, aie confiance

Je réfléchis un petit moment, et me dis que si je lâche les mains je vais faire une chute de 50 mètres. La voie reprend

– Crois en moi mon fils, lâche les mains, aie confiance

Je réfléchis encore et me prend à crier

– Y a quelqu’un d’autre ! Au secours

C’est alors que mon fils aidé de Christine sont apparus, croyant à une farce, ils prennent la photo avant de me tirer de ce mauvais pas

Morale : faut pas croire tout ce qu’on entend surtout quand ce sont des voies venues d’en haut, ni ce qu’on lit non plus d’ailleurs (merci à L.G)


 

LANZAROTE

Après une brève escale à Corralejo dans le nord de Fuerteventura, dans le but de visiter l’île Lobos à 2 milles en face mais rendu impossible à cause d’une forte houle, nous allons à Lanzorotte  mouiller à Playa Quemada puis nous rendons dans la marina de Arrecife. Au retour nous nous sommes arrêtés à Lobos. Le retour au bateau fut acrobatique à cause d’une forte houle qui brisait sur les rochers

 Arrivés par le bus à Teguise, nous avons tout à fait par hasard, remarqué des instruments de musique, par la fenêtre d’un joli bâtiment, sur la place de l’église. Une étude plus minutieuse, nous apprend que c’est un musée, et là, je me rappelle avoir lu une info sur le timple (timplé) instrument, typique fabriqué dans cette ville. Nous avons pris le temps de nous y arrêter et trouvé ce musée très intéressant ; toutefois la musique Canarienne n’est pas aussi voyante que la musique breizh, mais s’il y a des concerts, des rencontres de musiciens dans ce musée, et c’est le cas, comme toujours, impossible de savoir quand !
Nous voulions voir celui de la piraterie, finalement sans intérêt, si ce n’est la situation de la forteresse santa Barbara avec un superbe panorama sur l’île.
Cette ville était la première capitale de Lanzarote, avec ses maisons traditionnelles basses et leurs ouvertures typiques. Riche par son agriculture, selon « notre marchand de chaussures » à qui nous demandions : «  c’est quoi, ces champs noirs, les légumes poussent dans ces fins cailloux de lave ?
Non, ces cailloux de lave servent de paillage, pour garder la fraîcheur, éviter les mauvaises herbes.
Avec une irrigation au goutte à goutte, tout pousse (courgettes, artichauts, tomates, haricots verts, secs, papas( p. de terre- 3 récoltes par an. Le grand problème, c’est le vent qui brûle les plans tendres. D’ailleurs, les cultures sont souvent protégées par des murs de pierre de lave, arrêtant le vent. Un sacré travail.
Il semblerait que l’agriculture soit laissée de côté au profit du tourisme.
Nous venons visiter les Canaries par la mer. Gens de mer, nous sommes étonnés du peu de pêcheurs professionnels, aussi bien à Fuerteventura qu’à Lanzarotte. A Orzola, lanzarotte, nous avons vu un pêcheur qui amenait un peu de glace dans une brouette.

César MANRIQUE

L’art contemporain prend une place importante dans la vie des Canariens. Volonté des hommes politiques ? Désir des Canariens, en tous les cas, les artistes d’art contemporain ont un avenir ici. On trouve leurs œuvres partout.
César Maurique 1919-1992) a sans doute laissé une grande influence, né à Arrécife, capitale de Lanzarotte, études à Madrid, Paris… Au début des années 50, il se lance dans l’art figuratif, puis se lie au mouvement informaliste. Ses tableaux abandonnent toute référence à la réalité, Maurique fait des recherches sur la matière. Il restera fidèle à ce langage plastique tout au long de son parcours créatif. En 1966, Maurique s’installe définitivement à Lanzarotte. Il est parvenu à matérialiser, son art qui constitue un exemple d’art public et de paysagisme : les jameos del Algua, le mirador d’El Rio, les jardins de Cactus etc… pour Lanzarotte, mais sur d’autres îles canariennes (Teneriffe, La Goméra, El hierro).
Aux Canaries, nous sommes étonnés du grandiose des ports, des promenades du bord de mer, des places en ville, pour des villes finalement petites. L’Europe est passée par là. Ceci dit c’est agréable.

Départ imprévu

 

Depuis quelques temps, nous désirons recevoir de Bretagne un colis contenant notamment une balise de sécurité. Les renseignements pris sur place et sur le blog HeO nous déconseillent de le faire livrer par la poste à cause du temps de transport, peut être plus de 2 mois et des tarifs douaniers, et oui, ici c’est l’Europe sans être l’Europe comme nous allons le mieux comprendre ensuite. Nous décidons donc d’attendre des amis de nos neveux qui doivent venir à Lanzarote fin Mai et nous donnerons le précieux colis.
En attendant nous irons dans un premier temps mouiller au Sud de la grande Canarie dont nous ne connaissons pas l’intérieur. Nous nous rendons à Pasito Blanco et jetons l’ancre devant une marina privée à bâbord, une plage devant, couverte de parasols les weekends par les locaux et le golf à tribord. Ca ne bouge pas trop et nous commençons à visiter les alentours, très bien aménagés mais très touristiques : hôtels avec piscines, plages avec transats et parasols, nombreux bars et restaurants le long du front de mer très bien aménagé pour les piétons et un peu plus loin les dunes de Maspalomas. Nous prenons aussi les horaires des cars pour visiter l’intérieur.
Nous faisons connaissance avec notre voisin de bateau qui nous dit qu’ici il a été souvent contrôlé par les douaniers, étant en règle, nous ne nous en inquiétons pas. A peine a-t-il tourné le dos qu’une grosse vedette Aduanas (douanes) arrive et met à l’eau un zodiak pour venir nous contrôler
– Buenas dias, papeles d’el barco
– Quand êtes vous arrivés aux Canaries ?
Je sors le livre de bord et indique la date
– Le 18 octobre
– Nous sommes le 18 Avril, vous avez droit à 6 mois de libre pratique (en réalité 185 jours), si vous désirez rester plus longtemps vous devez vous acquitter d’une taxe de 11% de la valeur du bateau

Il nous reste donc que quelques jours pour échapper à cette taxe et à toutes les tracasseries administratives qui y sont liées
– Vous avez l’intention de vous rendre au Cap vert, Buen viaje (bon voyage)

Que faire ? Après discussions entre nous et ayant pris connaissances de la météo, nous décidons de descendre dès le lendemain au Cap Vert 800 milles nautiques plus au Sud, la cambuse étant bien approvisionnée.

A cette date, nous ignorons encore la loi exacte concernant les voiliers en transit aux Canaries, nous pensions la demander à notre voisin de Pasito Blanco qui était dans le même cas que nous à 1 mois près, mais nous n’avons pas son email qu’on aurait du avoir sur le blog.

Kénavo à tous et le prochain article au Cabo Verde

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Une réflexion au sujet de « Fuerteventura, Lanzarote, les 2 îles pelées »

  1. catherine

    Salut la compagnie, on attend de vos nouvelles avec impatience. Combien de temps pour descendre sur le cap vert ? J espère que le voyage se déroule avec du bon vent. Tom est parti vers Djibouti, puis les Émirats, retour prévu vers le 17.08. Marie s’arrondit doucement mais sûrement. .. A très bientôt, bisous à tout les deux et bon anniversaire. Catherine et jo

    Répondre

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