Conques, Abbatiale Sainte Foy

Un peu d’histoire et point de vue

Le moine Aronis s’introduisit chez les religieux agenais, et, après dix ans pendant lesquels il sut gagner leur confiance, il obtint la garde des reliques qu’il put alors aisément dérober en 866. Conques devint alors un lieu de pèlerinage important sur la route de Saint Jacques (via Podiensis). Sainte-Foy de Conques (Aveyron) – Historique. (s. d.). Consulté 17 septembre 2013, à l’adresse http://architecture.relig.free.fr/conques.htm

Cet extrait nous souligne sans ambiguïté que les motivations des maîtres d’œuvre n’étaient pas aussi sincères. De toute évidence, pour obtenir de substantielles offrandes de la part des fidèles de passage et pour que Conques soit reconnue comme une grande étape sur les chemins de Compostelle, les moines se sont intéressés aux reliques et n’ont pas hésité à voler aux religieux d’Agen le reliquaire de Sainte Foy ! Il est fort admirable de constater ce que la convoitise pousse les humains à accomplir…

En réalité, il semblerait comme de nombreux monuments historiques que cette somptueuse église a été érigée à la gloire des bâtisseurs et des grands donneurs d’ordre de Conques en contradiction avec le principe d’humilité de la chrétienté. Est-ce que Jésus Christ a demandé à ses disciples de bâtir de gigantesques lieux de culte ? Quoi qu’il en soit, aujourd’hui la plupart des touristes considèrent ce monument comme un chef-d’œuvre artistique et architectural.

Le tympan

Tympan de l'Abbaye

Le vaste demi-cercle du tympan comprend trois segments superposés

Au-dessus de la porte d’entrée principale de l’Abbaye, en levant la tête on découvre un haut-relief du Jugement dernier qui comprend trois segments superposés séparés par des bandeaux d’inscription latine en haut le futur, au milieu le présent et en bas le passé. Au centre le Christ à droite les ennemis de l’abbaye en enfer avec le texte dans les bandeaux de séparation « …Eloignez-vous de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable… » à gauche les bienfaiteurs avec le cortège des personnages qui ont contribué au succès de l‘abbaye. »…Venez les bénis de mon père, possédez le royaume préparé pour nous…« . Ces saynètes s’adressent aux laïcs en les alarmant de leur absence de foi et aux fidèles en les mettant en garde contre le Jugement dernier.

Une saynète à analyser

Détail du tympan de l'abbaye de Sainte Foy

Saint Michel, avec sa balance pèse l’âme d’un pêcheur qui appuie sur l’un des plateaux

Je vous invite à décrypter la saynète sous le Christ, ci-dessous une aide :

Bien qu’il y ait de nombreuses variantes, au Moyen Âge l’image type de la pesée des âmes représente l’archange Michel, chef de la milice des anges, procédant au jugement des défunts par le biais d’une balance avec laquelle il pèse leurs bonnes et mauvaises actions ; c’est le plateau le plus lourd qui l’emporte. Pesée des âmes. (2013, septembre 12). In Wikipédia. Consulté à l’adresse : La pesée des âmes

A mon sens, je dirais que le « pécheur impénitent » au sourire vicieux à droite de l’archange Saint-Michel essaie, en le regardant bien dans les yeux pour dissimuler son action, d’appuyer avec son doigt sur l’un des plateaux de la balance afin de rééquilibrer son âme, sans que cela réussisse.

 

Suite : les vitraux de Pierre Soulages… / …

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Une réflexion au sujet de « Conques, Abbatiale Sainte Foy »

  1. MARIE

    Voilà bien une ville que j’aime !… j’ai dormi sur le parvis de l’église à la belle étoile avec mon frère lorsque nous étions ado et que nous n’avions pas le sou 🙂

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