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Bonne année 2017

Année 2017 : Carpe diem !

Raymond Altès Quiberon Tableau

Sur les plages de la côte sauvage de Quiberon, carpe diem !

« Profitez de l’instant présent ! »
Eh, oui ! « vivons l’instant présent et cueille le jour sans te soucier du lendemain » citation très connue du grand Horace, nous nous efforçons de nous le rappeler chaque jour. Il est vrai que certains moments de notre existence nous font prendre conscience de la fragilité de la vie et malheureusement, le train de la vie roule excessivement vite sachant que nous ignorons le jour du terminus.
Nous voulons tous donner un sens à notre vie et les réponses sont nombreuses.  Carpe diem, voilà ma philosophie ! Des moments difficiles peuvent nous tomber dessus et dans ces moments-là, il faut se faire plaisir en célébrant simplement l’instant présent et se dire que rien ne dure jamais et enfin appliquer l’adage « croquer la vie à pleines dents ».

Raymond Altès, côte sauvage de Quiberon, tableau. Bonne année 2017

Toujours sur les plages de la côte sauvage de Quiberon, vivre l’instant présent !

A chaque petit moment même le plus banal, profitez ! Profitez d’une petite balade. Admirez la force de la grande houle du large qui s’écrase contre la falaise.  Émerveillez-vous des spectaculaires couleurs d’un ciel rouge se jouant sur les nuages au coucher de soleil.  Découvrez les gris d’un matin où la nature est encore recouverte du givre crépusculaire. Tous ces moments de paix et de petits bonheurs, enregistrez-les dans votre mémoire et si vous avez un appareil photo, n’hésitez pas à les partager avec vos proches. La beauté est autour de vous, il suffit de se rendre disponible pour la remarquer !

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2017, créative et passionnée. Écoutez vos rêves, réalisez vos envies et avant tout prenez soin de vous.
Amicalement…

Année 2016, terminus !

Pour terminer l’année

Nous allons bientôt nous rassembler avec nos amis et nos proches pour fêter le début d’une nouvelle année. Alors avant de clore 2016, je vous propose une petite rétrospective de mon travail avec un film vidéo en prenant soin de ne pas tomber dans un montage trop long qui pourrait devenir finalement poncif. C’est donc un assemblage d’images fixes de quelques tableaux peints depuis un peu plus d’une année. Si vous le souhaitez, à la fin de ce diaporama vous avez un lien permettant de parcourir un ensemble plus complet de tableaux dans une vidéo bien sûr, plus longue.

Lumière de fête

Pour achever mon propos, voici mes deux derniers tableaux peints pour une exposition en début d’année à Quimper. C’est une petite flânerie en lumière de fête que je vous offre pour vous inviter à découvrir cette très belle ville.

Raymond ALTES tableau sur les quais

Sur les quais ! Acrylique.

Raymond ALTES tableau : Lumière de fête fin d'année 2016

Rue de Kéréon – Lumière de fête. Acrylique

Comme vous l’observez, mon coup de brosse a très peu évolué. J’aime toujours travailler les motifs avec des gestes vifs en m’abstenant d’entrer dans un détail exagérément réaliste. Ainsi, pour faire vibrer la vie en accentuant le mouvement et le relief, les touches demeurent volontairement apparentes, néanmoins j’ai toujours recours à la finesse des techniques académiques comme travailler les teintes délicates en glacis afin d’accrocher la lumière par la transparence des couches de couleurs…

Rendez-vous en 2017 !

Musique et peinture

Entendre la peinture !

Ayant fait quelques études scientifiques, j’aimerais rattacher cette idée de concomitance entre l’art de la musique et l’art de la peinture au grand Isaac Newton.

Newton montre que la lumière blanche est constituée d’une série de  lumières colorées tout en faisant une hypothèse assez étonnante en relation avec la musique. A chaque couleur coïncide une note de musique : sept  couleurs : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange,  rouge correspondent à la gamme do, ré, mi, fa, sol, la, si.
Cette idée de mise en relation plutôt singulière entre les notes de musique et les couleurs obtenues par décomposition est une idée assez neuve pour 1672, mais curieuse, car sans aucun fondement scientifique !
Au demeurant à la même époque (17e siècle), beaucoup d’artistes peintres ne négligeaient pas le thème de la musique. Voici donc un tableau « Aveugle jouant de vielle » d’un artiste peu connu du grand public Georges De La Tour. J’ai pu voir cette toile au musée du Prado et j’aimerai l’analyser avec vous.

Aveugle jouant de la vielle, Georges De La Tour, Musée du Prado

Aveugle jouant de la vielle, Georges De La Tour, Musée du Prado

En faisant une recherche sur internet, j’ai été étonné que le thème du musicien ait été abordé au moins quatre fois par De La Tour. Est-ce que ce thème récurrent serait une volonté du peintre pour traiter la symbolique de l’art de la musique et l’art de peindre ?
Pour en revenir au tableau, l’artiste présente un aveugle de profil jouant de la vielle. Quelle serait l’intention de l’auteur ? Nous décrire une scène de vie quotidienne ou nous emporter vers une allégorie sur la musique. J’aime croire cette deuxième version.

Détail du visage

Détail du visage

Le cadrage de profil sur fond noir du visage de l’aveugle est assez significatif : il se détourne du spectateur sans retenue. De toute évidence pour nous montrer que le sujet du tableau n’est pas simplement une image de la vie, mais qu’il pourrait s’agir d’autre chose.

 

 

 

Détail de la vielle (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Détail de la vielle (cliquez sur la photo pour l’agrandir)

A partir du milieu du tableau, l’instrument est décrit dans ses moindres détails par la lumière soutenue et la précision du dessin.

 

 

 

 

J’aime à penser que l’intention de La Tour était de nous faire entendre son tableau. Il est clair que pour moi le véritable sujet est le son de la vielle que nous percevons au travers des choix picturaux. Bien sûr, cela n’est possible qu’à condition de mobiliser notre imagination à ressentir la présence d’une esthétique qui va au-delà de la simple représentation.

La musique dans l’art abstrait

Wassily Kandinsky est considéré comme l’un des fondateurs de la peinture abstraite. Il est reconnu comme l’un des peintres qui trouvaient son inspiration par la musique.

« Les couleurs sont les touches d’un clavier, les yeux sont les marteaux, et l’âme est le piano lui-même, aux cordes nombreuses, qui entrent en vibration » citation tirée de l’ouvrage « Du Spirituel dans l’art, et dans la peinture en particulier » écrit par Kandesky en 1911.

Kandinsky est soupçonné de faire partie des personnes qui obtiennent des perceptions colorées lorsqu’ils entendent des sons. Ce phénomène neurologique rare est appelé la synesthésie où deux sens comme l’ouïe et la vue se sont associés. C’est en quelque sorte une capacité à entendre les couleurs !

Impression III (Concert) - Wassily Kandinsky - 1911

Impression III (Concert) – Wassily Kandinsky – 1911

Ce tableau Impressions III (Concert) a été peint par Kandinsky peu de temps après avoir assisté au concert d’Arnold Schönberg en 1911. Cette peinture qui conserve quelques éléments figuratifs est intéressante, car elle matérialise l’impression générale d’un concert avec des outils picturaux. D’abord, le jaune qui envahit pratiquement toute la toile par la diagonale était pour le peintre la représentation de sons aigus. Le public cerné par des traits noirs est transporté en va-et-vient par la musique en diagonale de bas en haut. La grande forme noire est très reconnaissable comme étant un piano à queue en biais semble flotter dans la scène jaune avec des stries bleues pour amplifier le son jusqu’à devenir rouge… C’est de cette manière à l’aide de quelques signes reconnaissables que Kandinsky nous retranscrit une perception musicale en une peinture où la couleur nous fait entendre les notes, si bien sûr, notre imagination accepte de jouer le jeu !

Pour en savoir plus sur l’oeuvre de Kandinski avec une excellente vidéo : cliquez ici

Deux de mes tableaux influencés par thème de la musique

La violoniste ou  comment ne pas avoir envie de tenter de traduire une musique comme le triple concerto de Beethoven ou le concerto pour violon n3 de Mozart aussi sublime avec un peu de couleur ? Ce tableau est aussi visible dans la galerie à la page ci-après.

La violoniste par Raymond Altès

La violoniste, Acrylique, dimension 100 x 81 cm

Et puis du Swing avec des danseurs esquissant des figures plus ou moins acrobatiques où la gestuelle des bras a une très grande importance !

Le Swing Jazz, Peinture de Raymond Altès

Ça swing avec le le Jazz, Acrylique sur toile de lin, 81×54 cm

 

Petits formats

 Petits Formats vs grands formats

Sans être de très grands formats comme la peinture d’histoire du 19ème siècle (exemple le Radeau de la Méduse, 5 × 7 m environ), le choix d’une grande dimension esthétique pour un tableau devrait permettre d’engager le spectateur en l’immergeant dans un espace dominant.

Raymond Altès peinture Serge Gainsbourg

Rapport d’échelle à partir du tableau – portrait de Serge Gainsbourg (peinture au couteau)

Souvent lorsqu’on regarde un très grand tableau, nous sommes impressionnés et invités à nous attarder autour de chaque détail jusqu’à nous solliciter physiquement. Nous tournons autour de l’oeuvre certainement pour le plaisir de faire circuler notre regard du côté de chaque touche de pinceau qui rend parfois visible le geste du peintre. Nous approchons, reculons pour jouer avec l’échelle en ayant envie de déceler le rôle que l’artiste nous a laissé en tant que spectateur.
Comme vous le savez, mon habitude est de peindre avec des moyens ou grands formats où je me sens certainement un peu plus à l’aise.

Une idée me traverse l’esprit depuis un certain temps : peindre des tableaux de petite taille. La petite taille donnera certainement au spectateur un rôle différent face au tableau.

Rouge baiser Raymond Altes

Tableau de 20 par 20 cm comparé à un feutre !
Titre du tableau : Rouge baiser

Spécifiquement, je me sentirai alors obligé d’aller à l’essentiel des formes et des couleurs pour ne rechercher que la qualité du trait et de la couleur en me forçant à simplifier pour ne représenter que l’expressivité de l’apparence. Grossir un détail, aplatir l’espace, arrondir et souvent exagérer les contours tout en cherchant la beauté du motif, voilà un enjeu intéressant pour moi.

Cet enjeu s’est profilé avec ma participation au festival d’art contemporain de Moissac, salon Petits Formats.

Salon de Moissac : Petits formats

Salon de Moissac : Petits formats

Voici, mes dix « drôles de dames » très dénudées ! Je les ai prises comme des études, mais au lieu d’en rester à un dessin papier, je les ai produites avec le désir d’un travail plus abouti … Qui sait un jour, naitra un grand format.

 

Le mystère de la foule !

Expositions

Encore 2 jours et je signe la clôture de ma dernière expo d’été, le 9 août. Les vacances et les expositions parfois loin de chez moi ne m’ont pas permis de travailler ma peinture comme je l’aurais voulu.
De nombreuses expositions temporaires demeurent visibles jusqu’à la fin du mois, en Bretagne … à moi, d’en profiter !
Pour n’en citer que quelques-unes que je ne raterais pas :
Chagall à Landerneau « de la poésie à la peinture »  300 oeuvres ont été réunies pour redécouvrir le parcours d’un artiste inclassable.
Musée de Quimper :  » Autoportraits du musée d’Orsay » en suivant les grands courants des avant-gardistes : les Réalistes, les Impressionnistes, les Cloisonnistes, les Nabistes, les Symbolistes…
Le festival de la photo la Gacilly en extérieur : le thème présenté Hommage à photographie japonaise.
Le nouveau Musée de Pont Aven : Après 3 ans de rénovation, le musée a ouvert ses portes fin mars avec bien sûr un parcours autour de l’école de Pont Aven. À ne pas manquer : Madeleine au Bois d’Amour d’Emile Bernard du musée d’Orsay.

Scène de foule

Je viens de reprendre mes pinceaux. Cette fois-ci, je vous propose une scène urbaine d’une foule qui avance comme une entité, comme un tout vers un lieu sombre certainement mystérieux mais sans être inquiétant.

Tableau de Raymond Altès "Le mystère de la foule"

« Le mystère de la foule » acrylique sur toile 60×73 cm

C’est donc par un travail de la composition, de la lumière et de la couleur que j’ai voulu faire ressentir un aspect de solitude.
« Emporté par un groupe d’individus » peut devenir propice à l’émergence d’un sentiment intérieur de solitude. La foule constitue un véritable creuset pour se sentir perdu ou seul ! Sentiment paradoxal !

Dans la majorité des cas, nous avons besoin de sentir la présence des autres, mais parfois trop de présences autour de nous, cela peut nous gêner. Il nous arrive alors de nous sentir oppressés, prisonniers voire compressés au milieu d’une foule (dans le métro, par exemple).

Toute notre vie, nous cherchons à nous accomplir, à trouver un sens à notre vie, à avoir des contacts avec nos semblables et pourtant nous nous sentons souvent très seuls, très petits au milieu de cet ensemble d’humains agissant comme une entité comme un tout … comme une foule !

Peut-être que ce tableau vous évoquera la célèbre chanson de Piaf :
« Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l’un contre l’autre
Nous ne formons qu’un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l’un et l’autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s’élance
Et qui danse

Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s’envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.. »

Petit diaporama montrant les détails du tableau :