Archives mensuelles : janvier 2016

Scènes de paysages et nus

Scènes de vie : Mouvement de foule

Scènes : Mouvement de foule

Titre du tableau : Mouvement de foule 73×50 cm huile au couteau

J’ai toujours été fasciné par le mouvement de foule des piétons, rythmé et cadencé par une volonté indéfinissable. Ici, je l’ai représenté par un ballet uniforme de personnages de dos pris en tenaille entre des façades de bâtiments où l’issue est une porte en arc de cercle, élément du réel de la porte St Vincent à Vannes. Un peu comme un seul être, la foule en action dans une même direction possèderait à ce moment-là une conscience collective généralement insensible aux individus avoisinant. Il se forme alors une sorte d’esprit commun où s’évanouit la conscience individuelle.

Les Nanas

Titre du tableau : Les Nanas dimension 73x60 cm Huile

Titre du tableau : Les Nanas dimension 73×60 cm Huile

Le tableau ci-dessus se nomme « Les Nanas ». Le titre évocateur devrait vous aider à comprendre les motivations qui m’ont guidé dans la composition de cette toile. La présence féminine dans les espaces urbains fait partie des thèmes qui me sont chers. Aujourd’hui, nous vivons dans une société ouverte où la femme n’est plus cloitrée dans la sphère familiale. Sans avoir une vision stéréotypée ou idéalisée, les nanas sont représentées ici sans concession tout en voulant saisir l’élégance de leurs attitudes inventives dans le but de créer une atmosphère pleine de douceur.

Scènes de bord de mer

La balade

Tableau : la balade

La balade 60 par 60 cm huile sur toile de lin

Pour les deux autres peintures, on retrouve des scènes de bord de mer. Cette fois-ci, pas de ciels tourmentés, ni de mers déchainées, mais un imaginaire contemplatif. Le premier, la balade permet de prendre possession d’un paysage en aplomb de la falaise avec une atmosphère paisible que j’ai voulue douce par une économie des couleurs et des détails. La photo du tableau ne restitue pas complètement la représentation. Un petit détail à gauche des personnages permet de saisir la profondeur du cadrage.

A marée descendante

Tabeau : A marée descendante

A marée descendante, huile au couteau 73×50 cm

« A marée descendante » est une situation inscrite dans les gènes des  Bretons  ! Là aussi, j’ai voulu qu’il se dégage une atmosphère douce et paisible d’une pêche à pied en famille.  L’économie des couleurs dans le bleu et le gris et la sobriété dans la représentation de l’estran doivent renforcer ce côté serein.

Trois scènes de nu

Même si la société réprouve la nudité publique, le nu est entré dans les standards de la représentation artistique et a fini par être accepté dans l’imagerie collective. Sans vouloir disserter sur le sujet, le nu demeure toujours un sujet délicat.

Nu rouillé

Tableau : Nu rouillé

Nu rouillé 50×73 cm Acrylique et huile sur toile de lin

Le sujet de la première toile a été imposé par un concours dont le thème était « la rouille ». Cette peinture a remporté le deuxième prix !

Prix du tableau

Byblis abandonné

Je connais très peu de tableau ayant pris le sujet de la métamorphose de Biblis. Le plus connu est certainement celui de William-Adolphe Bouguereau. Ci-dessous une représentation photographique depuis Wikipedia.

Scènes : Byblis par von William-Adolphe Bouguereau (1884).

Byblis par von William-Adolphe Bouguereau (1884).

Le sujet du deuxième nu exposé ci-dessous est pris dans la mythologie. En quelques mots, Byblis (ou Biblis) est la petite-fille d’Apollon. Elle aime son frère jumeau au-delà d’un amour fraternel !  Son frère s’enfuit et disparait. Elle ne cesse de le rechercher. Enfin, la pauvre Byblis, en larmes et abandonnée, meurt de chagrin en se transformant en fontaine ou en source.

Tableau : Byblis abandonnée

Byblis abandonnée Acrylique sur toile de lin 73×50 cm

Beauté éphémère

Le peintre par la représentation rend une beauté immortelle, laquelle est forcément éphémère dans la vie. Ainsi, voulant matérialiser la durée, j’ai essayé de montrer par la dégradation naissante du dessin qu’au fur et à mesure du temps on assiste à une métamorphose du corps dans la réalité. La beauté de l’être humain n’est que chimère alors que la beauté de l’art est susceptible de devenir éternelle…

Tableau : Beauté éphémère

Beauté éphémère Acrylique sur toile 100×80 cm

Enfin et pour conclure ce billet : j’essaie de peindre pour faire plaisir aux personnes qui découvrent ma peinture et pour aussi me faire plaisir. Bien sûr, n’hésitez pas à commenter.

Diaporama des tableaux avec des détails

 

Incoming search terms:

  • peindre à lacrylique le nu
  • tableau sur le theme ephemere

La Guyane

Après la sortie du fleuve ParaÏba et une traversée d’environ 1800 miles, un peu agitée aux dires de Torpen, les moyennes journalières sont bonnes, plus ou moins 150 miles par jour. Il faut dire qu’un courant nous aide bien et tant mieux, car le Kan er Mor aurait besoin d’une petite toilette.
Nous longeons les côtes du Brazil, au large de Natal, Belem et repassons dans l’hémisphère Nord au large de l’Oyapok fleuve frontière entre la Guyane et le Brésil. La mer bleue passe au vert, et avant la couleur café au lait, JM prend un bain.
Au matin du 3O septembre, j’aperçois l’îlet la mère, le père, les mamelles situées à l’entrée du port. Nous échouons dans la vase devant l’îlet la mère, en attendant la renverse du courant, avant d’embouquer le chenal de Dégrad des Cannes, principal port guyanais, 34 ans après notre premier séjour en Guyane. Il y avait un départ de fusée à Kourou à notre arrivée, rien vu, ni entendu. Sans doute, les ans en sont la cause..

Dans les blogs de certains navigateurs, sur certains pontons, il se dit que la marina de Dégrad des Cannes c’est nul, que les « résidents » de la marina ne sont pas sympas… Nous nous arrêtons malgré tout, attendant 2 colis de Bretagne. ( les ennuis commencent, pour les colis), merci Marion de nous les avoir récupérés.
Nous sommes super bien accueillis, nous avons vite tous les renseignements nécessaires. La marina est pleine, mais de toute façon, nous préférons mouiller, beaucoup de courant, de vent, et les pontons bougent. Nous retrouvons les « Galopin », qui nous font profiter d’une voiture pour le premier plein de vivres et une visite au zoo. Bon, c’est loin de Cayenne, des premiers super marchés, mais le stop fonctionnera super bien.

Patrice nous prête des guides sur la Guyane, Alain nous propose avant de se rendre à Stoupan d’aller au super marché avec lui Nous le suivrons sur le Mahury car les bouées du chenal sont un peu baladeuses. Que font les phares et balises guyanais ?

La Guyane c’est la forêt, envoûtante, avec ses bruits, ses criques, les papillons, les palétuviers, et des centaines voire plus d’arbres dont nous ignorons le nom . N’oublions pas les moustiques, les taons, les nonos, les tiques …mais l’arbre qui nous impressionne le plus, c’est le frangipanier (cerba pentandea) il peut atteindre 5O m de hauteur, il domine la canopée. Il produit des fleurs blanches en janvier, alors qu’il a perdu ses feuilles, il ne fleurit pas tous les ans. Les graines sont protégées par un duvet de fibres : le kapok. Eh oui, j’ai encore appris quelque chose. Voilà pourquoi il est si cher, mais je doute que celui qu’on peut acheter à Vannes soit guyanais.
Nous remonterons la crique Gabriel à la rame pour regarder, écouter,nous rappelant une certaine chasse aux papillons, un chavirage en pirogue, il y a déjà longtemps. Nous admirons les fleurs aériennes, mais éphémères du cacaoyer (tébroma cacao) présent à l’état sauvage dans la forêt amazonienne. Les fruits appelés cabosses renferment des fèves que l’on sèche, torréfie, elles sont orangées à maturité, et poussent à même le tronc comme le papayer, contrairement au Cacao rivière que nous trouvons sur les bords de la crique, leurs cabosses sont marrons. Il y a eu des plantations sur ces rives, qui sont maintenant abandonnées.

Lors de nos ballades en forêt, nous verrons des paresseux, des singes tamarins, des morphos, des colibris, des ibis rouges, pas faciles à photographier. Le long des fleuves et sur la côte, quelques oiseaux marins.

Nous voulions voir les oiseaux de la mangrove de Monjoly, près de Cayenne, hélas c’est la saison sèche et le marais est vraiment sec, mais nous aurons la chance d’assister à l’éclosion d’adorables tortues olivâtres.

Après une randonnée botanique, sur le sentier Trésor, nous apprendrons à reconnaître quelques arbres, plantes, mais je ne résiste pas à donner leurs noms créoles : arbres à boulet de canon, Marie derrière l’hôpital ou Marie crabe, le bois diable, le bois canon etc. Je récolte quelques graines: gousse de ti canot macaque, peignes macaques, des yeux bourriques, œil de bœuf.

Nous louons aussi pendant une semaine une voiture, ce qui nous a permis de visiter d’autres parties de la Guyane : Cacao et son village Mhong, Kaw et ses marais, Kourou et bien sûr Cayenne.

Une dernière corvée nous attend et qui ne peut attendre vu la densité de coquillages divers (huitres, balanes, moules …) collés sous la coque et qui ralentissent considérablement le bateau, le carénage.

Nous ne pouvons pas parler de la Guyane sans évoquer la déportation .

A l’issue de la guerre de 7 ans contre l’Angleterre, la France perd beaucoup de colonies. Le duc de Choiseul choisit la Guyane comme plate-forme de la reconquête de la suprématie française. En 1763, on décide de faire venir 12OOO européens pour assurer la défense et la mise en valeur des terres françaises : l’expédition de Kourou, très mal préparée. C’est un échec total, 11000 colons sur 14000 vont périr,( faim, maladies) les survivants se réfugient aux iles du diable, rebaptisées île du Salut. Cet échec fut à l’origine de la mauvaise réputation de la Guyane. L’abolition de l’esclavage en 1848 sonnait le glas de la main d’oeuvre à bon marché. L’exploitation agricole des jésuites à Loyola, près de Cayenne, employait plus de 5OO esclaves, exploitation pour financer leurs missions. A son apogée, Loyola, 12OO ha produisait cacao, café, coton, tafia, rhum, sucre, mélasse.
Nous comprenons mal d’ailleurs, pourquoi, il y a eu une production agricole lors de l’esclavage, lors du bagne et que de nos jours, seuls les Mhongs assurent presque toute celle ci, pas ou peu de pêche.
Déjà en 1791 un médecin, parle des moyens de mettre la Guyane en exploitation, apparaît alors, le premier projet de « colonie pénitentiaire, inspirée des principes de colonisation anglaise.
La France décida en 185O d’assainir les ports de Brest, Rochefort, Toulon dont les pénitenciers étaient surchargés. En optant pour la déportation, l’état français pensait satisfaire les besoins économiques de la Guyane, tout en oeuvrant à sa colonisation. Cette idée de colonisation par les bagnards s’achève rapidement car la III ème république instaure un régime répressif à l’égard des malfaiteurs. 1852, première arrivée de bagnards à Cayenne. Rappelons que le doublage obligeait les prisonniers à demeurer sur le territoire guyanais, en fait, sur 7O OOO déportés, à peine 3OO s’établissent en Guyane ( mort, évasion) On crée de nombreux bagnes, St Georges, à la montagne d’argent, Mana, îlet la mère, îles du salut, St Laurent du Maroni, le bagne des Anamites.

L’enfer vert du bagne n’est pas une image, leurs conditions de détention étaient difficiles. Les 3 ème classes travaillaient en forêt, travail difficile, peu à manger. Un médecin de St Laurent du Maroni, disait, que suis-je venu faire dans cette galère, je ne puis que constater les conditions d’une mort lente.
Les 2 ème et lère classes étaient privilégiées, commis de cuisine, infirmier, garçon de maison .
les fortes têtes, les récidivistes étaient internés sur l’île St Joseph dans des cellules de 3 m sur 2, à ciel ouvert, le bagnard était exposé à un soleil de plomb ou à des pluies tropicales. Les chemins de ronde sont situés au-dessus des cellules pour surveiller les détenus 24/24 h. Lorsqu’un homme rentrait dans ces cellules, le condamné ne devait plus parler, ne sortait plus de ces 4 murs pendant tout le temps de sa peine.Les condamnations allaient de 6 mois à 6 ans. Beaucoup se suicidaient, d’où la surveillance.
L’île du diable était réservée au début aux lépreux, (avec l’îlet la mère,) puis elle fût réservée aux condamnés politiques, comme Dreyfus, Ullmo, puis à une trentaine d’exilés pendant la guerre 39-45
jusqu’en 1965, on pouvait voir le câble qui reliait l’île du diable à l’île Royale pour envoyer des vivres à Dreyfus.

 

Après 34 ans, nous revenons mouiller aux îles du Salut, une bonne impression, certaines constructions ont été restaurées ou des mesures conservatoires ont été prises. Un petit môle a été construit sur l’île royale et nous abrite un peu de la houle.

 

La Guyane de 1981 et celle de 2015 sont bien différentes. Nous ne ressentons pas ce racisme vis-à-vis de nous, nous ne faisons que passer c’est vrai.
La Guyane qui signifierait « sans nom » en dialecte Guano. La Guyane est le nom que les Indiens auraient donné à la forêt.

Le plus vaste département français. 229 OOO habitants en 2OO9. 30 % de la population serait étrangère et 50 % a moins de 25 ans. On parle le français, créole guyanais, 6 langues amérindiennes, 4 bushinengés, sans oublier les langues de migrations : créole haïtien, portugais, anglais, hollandais, espagnol, hmong, chinois, javanais etc…

Nous finirons notre séjour sur ce territoire d’Amérique du Sud, par St Laurent du Maroni. Nous y sommes accueillis par David et son équipe dans la marina ( corps mort ) SLM. Nous nous apercevons vite que David est navigateur et conscient de nos soucis de vie quotidienne. Les prix sont corrects, de nombreux services sont possibles, y compris recevoir des colis sans payer deux fois les taxes ( TVA et octroi de mer) seule la remontée du Maroni est longue, mais agréable. De nombreuses criques sont à remonter, visite enrichissante du pénitencier, réhabilité vers des objectifs culturels. Nous remarquons, que contrairement à ce qui se dit en France, les Surinamiens ne sont pas mal venus à St Laurent. Lors de la révolte des sergents, il y a même eu des constructions pour endiguer ce flot de réfugiés politiques, et à notre avis, c’est incontournable. Il y a sûrement des trafics, mais on ne voit pas beaucoup de contrôles… C’est la Guyane.
Les brûlis sont interdits, mais au cours de nos visites à l’intérieur, nous ne pouvons que constater, le non respect, autre entrave à l’écologie, la centrale thermique de Dégrad des Cannes qui fume jour et nuit, jouxtant un champ de panneaux solaires ! C’est la Guyane.

Notre escale Guyanaise nous laisse un très bon souvenir, les relations avec la population locale s’étant grandement améliorés depuis notre précédent passage en 1981, La prochaine étape Tobago et nous l’attendons ses eaux claires.

Meilleurs voeux

Voeux 2016, Bonne année

Bonne et heureuse année à tous, qu’elle vous apporte la réalisation de vos rêves comme nous avons la chance de le faire actuellement. Il y a un an nous fêtions le nouvel an aux Canaries, depuis de l’eau a passée sous la quille, Cap vert, Brésil, Guyane et maintenant les Caraïbes.où nous retrouvons les eaux claires.

Un,deux trois bains nous raffraîchissent car ici de  jour comme de nuit il fait chaud. Nous sommes en terre de culture anglaise, et la bouffe ! c’est pas cela, comme dirait notre humoriste groisillon, Lucien Gouronc  » faut faire avec » . Mon souhait le plus cher, est que mon captain se penche un peu plus sur la pêche, la sarten est prête.  Torpen est d’accord avec moi. Il se fait bien à la navigation.Il n’y a pas à dire, je me rends bien compte, que notre pays est au point de vue culinaire, très haut placé par rapport aux pays de culture anglaise.

Nous savons par Raymond et Monique que le site a doublé de fréquentation, mais un petit coucou de vous nous ferait plaisir.

Grosses à tous et Kénavo