Archives mensuelles : février 2014

Manoeuvrer par gros temps avec son pinceau !

Le temps se gâte, manoeuvrer sous le vent !

Manoeuvrer sous le vent

« Manoeuvrer sous le vent, à la gite »  (peinture au couteau sur toile 80×80 cm)

Le beau temps vient de nous abandonner ! L’horizon change de couleur.
Le vent fraîchit par le suroît. Un gros grain nous rattrape. Aucun espoir d’y échapper. La mer commence à être épouvantable.
Le voilier lofe irrésistiblement. Les voiles d’avant faseyent exagérément. La navigation devient difficile et inconfortable. La barre est dure et ne répond plus correctement.

Manoeuvrer sous le vent

Détail de la toile

La mer est déjà bien formée avec de gros moutons blancs qui déferlent dans une eau turquoise sous d’imposants cumulonimbus orageux. Fasciné par le spectacle, je ne réagis pas aussitôt…

Manoeuvre

Moutons blancs dans une eau turquoise sous le soleil (détail du tableau)

Je finis par hurler « – Tout le monde sur le pont ! »

Manoeuvre

Au winch (détail du tableau)

 

 

 

Le bateau gite par la poussée du vent. Son étrave plonge dans des murs d’eau et tape dans les déferlantes agressives. Le vent siffle dans les haubans.

Le voilier a trop de toile déployée. Il faut absolument rouler le génois à l’avant pour soulager la pression dans les voiles.

Je décide d’abattre pour manoeuvrer l’enrouleur. Le voilier s’établit dans un équilibre plus confortable. L’eau arrive maintenant par le travers en grondant. Elle s’écrase sur le pavois du bateau, inonde tout pour s’écouler par tous les « vides-vites ». Nous commençons alors à jouer à saute-mouton !

 

Il ne faut plus hésiter, il faut réduire, réduire, réduire…

 

 

 

 Deux équipiers bordent l’écoute au winch, côté sous le vent. Les lames bouillonnantes s’écrasent contre la coque. Il faut maintenant border la voile avant et faire vite…

Manoeuvrer sous le vent

Deux équipiers bordent l’écoute au winch (détail du tableau)

 

La dimension du tableau est de 80 par 80 cm, ci-dessous une vue générale en situation :

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 L’une de mes dernières navigations à bord du voilier Lady Quattro m’a inspiré ce récit et vraisemblablement cette peinture…

MER AGITEE SUR LA CÔTE SAUVAGE

La côte sauvage avec un caméscope

Le lendemain d’un fort coup de vent, la mer sur la côte sauvage de Quiberon offre toujours un spectacle de toute beauté.

Rocher en forme d'arche

Rocher en forme d’arche

 

Côte sauvage, houle du large

Côte sauvage, houle du large

Poussée par le vent, la houle puissante du large déferle sur les grandes plages de sable et se brise avec violence sur les rochers au pied des falaises abruptes.

Les falaises abruptes

Les falaises abruptes

Du sel se dépose sur l’objectif de mon caméscope que je dois souvent nettoyer. N’ayant pas de viseur, c’est un peu à l’aveuglette que je filme. Je suis de plus chahutée par le vent et dois trouver mon équilibre… Je n’ai pas pris le pied photo. Ce soir, je verrai sur mon ordinateur si ces quelques prises de vue sont exploitables.

Prise de vue face au vent

Prise de vue face au vent

Au montage, j’élimine nombre de rushes et assemble mon film. Je demande l’autorisation d’Hicham Chahidi  pour utiliser sa musique « Bonbon »… Ma vidéo est prête. Cependant, il faut maintenant passer par YouTube afin de lire la vidéo en flux continu. Ceci permettra à chacun de regarder le film à mesure qu’il est diffusé.

Table de montage

Table de montage numérique

Après 2 heures de montage (découper et assembler les rushes, placer des transitions, égaliser le son, ajouter une musique et un générique…), la petite balade vous est enfin racontée par ces quelques plans choisis.

 

 

 

 

Marché de Vannes

Peinture : Marché de Vannes – Ambiance potron-minet

La peinture, peut-elle se raconter ?
Je vais à nouveau écrire un petit texte pour essayer de traduire mon inspiration. Cependant, sachez qu’il faut souvent passer par le mental pour tenter de rendre visible l’immatérialité d’une image qui nous apporte une émotion. J’espère ne pas gâcher votre plaisir par trop de commentaires en ce qui concerne le tableau, ci-dessous.

Marché de Vannes

Marché de Vannes, huile sur toile 73×60 cm

 

Quoi qu’il en soit, cette idée de la scène de marché s’est imposée à mon subconscient, lors d’une de mes promenades matinales dans les ruelles de Vannes. Un matin, à potron-minet, veille des fêtes du Premier de l’an, il faisait froid, le sol était mouillé et contrairement aux autres jours de marché, peu de monde était présent. Les quelques clients pressés circulaient entre les étals.

Détail du tableau

Détail du tableau

De quoi l’imagination s’inspire-t-elle pour la création ?

Voilà une question bien difficile, certainement un sujet de philo au bac !Détail

D’abord, en créant cette toile, j’ai voulu que l’aspect narratif de la scène de marché ne soit qu’un prétexte ou qu’un point de départ contrairement à la peinture de genre (1).  En réalité, je n’avais pas envie que ce tableau soit un témoignage minutieux d’une scène de vie qui nous entoure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  -détail

À savoir qu’au-delà, du décor relativement banal qui s’imposait à mes yeux, une autre vision se révélait d’une beauté que rien ne manque.
Alors, comment traduire cet instant, à l’aube qui ne dure que quelques minutes ?
Comment dévoiler cette émotion qui naît tout simplement d’une harmonie des couleurs et d’une lumière fantomatique au lever du jour ?
Comment vous montrer des clients pressés évoluant entre des étals colorés par la chaleur des lampes à incandescence ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vue d'ensemble

Vue d’ensemble de la galerie avec le tableau « Marché de Vannes »

 

 

J’espère que ce spectacle du marché à la naissance du jour, représenté dans ce tableau, sera autant une affaire de sentiment pour vous comme il l’a été pour moi, lors de sa création et que vous ressentirez ce que je n’ai pas pu conceptualiser par des mots.

 

 

 

 En cliquant sur n’importe quelle photo, vous pouvez parcourir l’ensemble des images et éventuellement les agrandir !

 

 

 

 

 

 

 

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Note :  On appelle scène de genre, ou parfois peinture de genre lorsqu’on parle spécifiquement de peinture, un type d’Le_repas_de_noce_Pieter_Brueghel_l'Ancien-webœuvre peinte ou dessinée qui figure des scènes à caractère anecdotique ou familier.(Wikipédia)
La peinture de genre se développe avec la peinture flamande décrivant la vie quotidienne et ordinaire, avec un regard particulier détaché du monde religieux.
Ci-dessous, Le Repas de noces (1567 / 1568) de Bruegel l’Ancien J’ai toujours été fasciné par sa peinture qui nous donne l’impression d’avoir capté sur le vif, une multitude de saynètes… retour